Algérie : Déchéance Tragique de l’Université et de la Pensée Algérienne

Algérie : Déchéance Tragique de l’Université et de la Pensée Algérienne

Lorsque l’Éducation algérienne est malade, c’est tout le corps systémique de l’Algérie qui en souffre. L’Éducation est stratégique pour tout pays qui veut s’assurer non seulement un présent honorable mais garantir son avenir devant un marché concurrentiel mondial ou la plus value est l’éducation ingénieuse qui est le moteur de l’économie, de la culture de la santé et de toutes les activités sociales : Les sociétés futurs sont des sociétés de savoir avec leur puissants laboratoires de recherches axés sur les nano, les bio et les info technologies !

L’éducation algérienne passée est mal partie depuis 1962 car elle a été politisée avec la francophonie, l’arabisation et l’islamisation venue de l’Egypte et de l’Arabie saoudite. Une vraie catastrophe de division de l’Algérie dont on verra après toutes les conséquences tragiques. Les universitaires sont devenus des communistes, des francophones, des arabisants et toute la pourriture idéologique des années de guerre froide. Enfin, tout sauf des scientifiques. Aucun apport depuis 50 ans à la modernité et au bien être de l’Algérie et des algériens car toute la modernité a été importée à 99% de l’extérieur par 99% de recettes pétrolières !!!

L’éducation du présent est une éducation de médiocrité de plagia et de savoir dire. La chasse aux diplômes de mouhandiss et de doctours … et non aux réalisations et aux brevets… Lorsque vous demandez à un universitaire algérien son cv, il va vous exhiber ses diplômes et non ses réalisations …le savoir-faire est délaissé pour le savoir-parler. L’université est coupée de la société, de la ville et des industries algériennes. Des séminaires internationaux avec 4 petits chats de France et on vous innonde de tape à l’œil au journal télévisé de 20 heures … en montrant le ministre, le recteur et la salle gonflée d’étudiants. Le lendemain on plie bagages … et personne ne demandera des comptes sur ce séminaire ; où sont les promesses de modernité, de relations université-industrie …

L’avenir, ce seront des universités privés qui viendront de la diaspora qui vit déjà dans les universités européennes et américaines pour ramener ce qui marche déjà ! On a courtisé cette diaspora dans ces fameux séminaires internationaux. Une fois finie, rien n’a été fait ! Le cerveau algérien qui veut s’installer par nationalisme en Algérie va expérimenter la technique algérienne dans l’université : mise à l’écart, problèmes de reconnaissance de son diplôme américain, minable salaire, minable logement et surtout des problèmes administratives et aucun projet réel et que du Haff !!!

Il ne faut s’attendre à rien des universités internes gangrénées par des universitaires institutionnalisés dans la culture de la médiocrité depuis des décennies. Ce qui a fait fuir des milliers de vrais universitaires qui peuplent maintenant les universités canadiennes et américaines qui sont très contentes de recevoir gratuitement des scientifiques que l’Algérie a payé de ses propres deniers !

Non le salut ne viendra que de la diaspora déjà cultivée dans la modernité et la concurrence. L’exemple de la diaspora indienne de la Silicone Valley qui est revenue en Inde grâce à l’état indien qui a reconnue sa valeur.

Je dirais même que ces enseignants algérianisés devenus bourgeois vont tout faire pour ne pas accepter la réforme de l’université et même de la pensée algérienne qui elle aussi a besoin de modernisation d’une nouvelle culture qui laisse la politisation â la poubelle et retrousse enfin ses manches et ses neurones pour attaquer l’immense chantier de la pensée qui nous attend si nous en voulons pas périr.

Que veulent nos enseignants ; des infrastructures, des emplois, des logements et des augmentations de salaire ! Depuis le temps, les augmentations de salaire et les logements reçus, les enseignants n’ont délivré aucune machine et aucun clou à la société algérienne. Ils ne peuvent le faire car ils sont gangrénés de l’intérieur par des lobbies dans les directions administratives qui bloquent toutes initiatives ingénieuses.

La malédiction du pétrole va finir, que feront nous alors dans dix ans, comment allons-nous acheter ces nouvelles voitures écologiques, avec quoi acheter les pièces de rechange de nos usines, comment allons nous nous nourrir …

Beaucoup de questions que ne se posent plus malheureusement ni l’université algérienne et encore moins les politiciens algériens. Tous sont occupés à construire des maisons à préparer le prochain séminaire international avec un visa si possible à Paris !

Je n’ai pas parlé de la situation catastrophique de nos étudiants…qui vivent comme des animaux … le mot nest pas exagéré !!! J’en parlerais une autre fois !

Il nous faut une nouvelle réforme qui commence à la crèche !

Jamouli OuzidaneAlgerieNetwork

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