Algérie ; les anciens du FILS appelent au jihad en Syrie en toute impunité

“Si la religion est l’opium des peuples, l’intégrisme est le crac des imbéciles !”, Alain Remi

Le fils refait surface discrètement, doucement, mais surement en se dévoilant enfin ! Un nouveau parti, le Front de l’éveil libre, qui avait programmé la tenue de son assemblée générale fondatrice le samedi 16 février 2013, s’est vu refusé leur convention et leur création par le ministère de l’Intérieur. Son prédicateur salafiste,  Abdelfattah Zeraoui Hamadache est un ancien du fils, sorti de prison en 2003, qui envoie régulièrement des communiqués pour pouvoir exercer une activité politique.

Mr Hamadache oublie les lois qui interdisent à toute personne : « responsable de l’exploitation de la religion ayant conduit à la tragédie nationale de fonder un parti politique ou de participer à sa création« . Il barre la route à quiconque a « participé à des actes terroristes et refuse de reconnaitre sa responsabilité dans la conception, la préconisation et l’exécution d’une politique prônant la violence contre les institutions de l’état« .

Hamadache a annoncé que son groupe organisera un sit-in devant les bureaux de la wilaya d’Alger et devant le ministère de l’Intérieur pour réclamer son droit s’engager en politique, si les officiels devaient refuser de rencontrer les responsables du parti.

Les anciens responsables du fils à l’extérieur se mobilisent aussi. Mourad Dhina, ancien responsable du FIS, continue de critiquer le pouvoir algérien dans le site Rachad. Il appelle à la désobéissance civile et utilise les techniques de non-violence des altermondialistes.

« La Tunisie a été le déclencheur du « printemps arabe », cela pourrait être un très bon exemple pour l’Algérie« , déclarait au mois de décembre Abdullah Anas, membre du FIS, cité par l’agence Reuters.

Tous ces mouvements islamiques algériens et tous leurs dirigeants dans le pays et à l’étranger se sont retrouvé une bouffée de sauvetage avec les révoltes arabes qui ont fait apparaitre les islamistes au pouvoir et surtout la révolte sanguinaire en Syrie. Ici, devant le silence des autorités algériennes, ils lancent leurs fatwas de rejoindre le Djihad en Syrie. Ici on n’est plus devant la question qui tue qui ; on sait qui tue et qui est tué … et qui a poussé au meurtre ?

Même les partis islamistes dits légaux et modérés, Ennahda et le MSP, se découvrent une nouvelle virginité islamique agressive ; ils organisent une conférence à Alger à laquelle ont été conviés des représentants de l’opposition islamiste syrienne ! En plus, ils demandent au gouvernement «d’assumer ses responsabilités historiques vis-à-vis du peuple syrien» !

Les islamistes Algériens en se solidarisant avec les mouvements islamistes en Tunisie, Libye, Égypte et Syrie, et en prêchant ouvertement le Djihad en Syrie, se sont enfin dévoilés maintenant à toux ceux qui doutent sur « qui tue qui » !

On croit rêver ; la décennie noire est de retour dans les rues d’Alger ! Des hommes de courage nous ont avertis au péril de leur vie !

Jamouli


Des hommes de courage nous ont averti au péril de leur vie !

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